Comment développer la collaboration au sein d’une équipe multidisciplinaire?

Les développeurs viennent de Mars, les designers viennent de Vénus. Ils ont chacun leur façon de réfléchir et de travailler et possèdent chacun un langage qui leur est propre. Ils sont différents, certes, mais pas incompatibles. Au contraire, leurs forces sont complémentaires et leur union est symbole d’une grande richesse.

« En vérité ami ami, le tout est plus grand que la somme des parties» – Ariane Moffatt, Miami

Une saine collaboration entre développeurs et designers est un des éléments clés qui permet de développer efficacement de meilleures solutions technologiques pour vos clients. D’un point de vue commercial, une meilleure collaboration entraîne une augmentation de la productivité, un climat de travail agréable et donc la création de meilleurs produits.

Dans cet article, nous aborderons la question suivante : comment peut-on agir sur son environnement de travail afin de favoriser une saine collaboration au sein de son équipe?

Les recommandations formulées peuvent bien entendu s’appliquer à tous les types de départements. L’exemple des développeurs et des designers sera utilisé puisqu’il met en lumière des individus qui, en raison de la nature de leur tâches, réfléchissent habituellement en silo. La mise en commun de leur travail respectif ne va donc pas toujours de soi, d’où l’importance qu’ils développent des stratégies efficaces de communication.


Tout d’abord, comment définit-on une bonne collaboration?

Le mot « collaboration », du latin collaborare, qui signifie « travailler (laborare) ensemble »

La première étape pour qu’une équipe travaille ensemble est l’élaboration d’un objectif commun. Aussi appelé True North, l’objectif commun se doit de rallier l’ensemble des membres de l’équipe et de servir d’alignement pour la prise de décisions au quotidien. Les intérêts personnels seront ainsi relayés au second plan.

«…c’est un groupe de musique, à certains moments tu es le chanteur principal, et d’autre fois, c’est à toi de jouer la tambourine »  – Chris Rock

Dans la réalité des entreprises TI, l’objectif commun est souvent la création du meilleur produit possible, en vertu des contraintes qui leur sont imposées (réalités du marché, contraintes de l’entreprise, ressources disponibles, etc.). L’objectif commun est généralement accompagné de conditions de succès, utilisées comme unités de mesure lors de l’évaluation d’un projet. Ensuite, en deçà de l’objectif commun existent des objectifs dits d’équipe (on parle ici d’équipe de développement, design, marketing etc.; une équipe pourrait contenir une seule personne) qui sont nécessaires à la réussite de l’objectif global, mais également dépendants et tributaires de la réussite des objectifs des autres équipes. Ce concept est décrit par le docteur Harshada Patel (membre du groupe de recherche sur les facteurs humains de l’université de Nottingham) comme l’interdépendance des équipes. Cette interdépendance a pour effet de valoriser les actions et les membres de l’équipe en leur attribuant des responsabilités dont les résultats sont tangibles.

Afin d’améliorer la collaboration au sein d’une équipe, il est possible d’agir sur différents plans : individuel, psychosocial, organisationnel ainsi que sur le plan de la gestion. Voici donc quelques pistes de suggestions qui vous permettront d’instaurer dans votre entreprise les bases d’une saine collaboration entre les développeurs et les designers.

 

Plan individuel

L’ouverture et la motivation sont les deux aspects clés sur le plan individuel. Suggestions et commentaires ne devraient être émis que dans l’optique où cela fait avancer l’objectif commun. Dans le même ordre d’idées, ils devraient être reçus comme une contribution au projet, détachés de toute valeur personnelle.

« Ego is not your Amigo » – Lu sur un t-shirt dans une salle de sport

La meilleure façon d’y arriver est de rester constructif dans ses commentaires. Dire « je n’aime pas ça » n’est pas constructif, parce que ça n’aide pas l’objectif commun. Dans ce type de commentaires, il est important de développer un argumentaire qui viendra étayer notre opinion, tout en suggérant des pistes d’améliorations ou des solutions à la problématique soulevée.

Le niveau de motivation envers le projet constitue un élément personnel qui varie selon différents facteurs : la perspective d’apprentissage et/ou de défi, le gain personnel à l’effort, l’alignement du projet avec les valeurs personnelles, le sentiment d’impact, et encore plus. En tant qu’entreprise ou que chef de projet, il est important de valider et de maintenir le niveau de motivation de chacun des membres pour l’ensemble du projet en gardant en tête que ce dernier peut changer en cours de projet. L’attitude des individus lors des stand ups meetings ou les rencontres de scrum planning peut souvent servir d’indicateur.

 

Plan psychosocial

Les meilleures équipes sont celles qui se font confiance. L’être humain est naturellement plus enclin à faire confiance aux gens qu’il côtoie fréquemment. De cette façon, rapprocher physiquement les espaces de travail des designers et des développeurs favorise la création de liens. En rapprochant les bureaux, les interactions sont plus larges et donc ne sont plus exclusivement professionnelles. Dans le même ordre d’idées, changer l’emplacement des bureaux à plusieurs reprises peut favoriser la communication et la confiance, deux facteurs qui sont intimement liées, chacun de ces facteurs influençant l’autre.

« On pourrait peut-être aller prendre un café ou manger un paquet de caramel? »
-Matt Damon, Le destin de Will Hunting

Il est primordial de favoriser la communication en créant un maximum d’opportunités d’interactions, qu’elles soient professionnelles ou non! Les 5 à 7 et activités quelconques du club social améliorent la capacité de collaboration d’une équipe parce qu’ils en rapprochent les membres.

Afin de renforcer cette impression d’équipe, il est nécessaire d’inviter tous les membres d’une équipe à la rencontre de lancement de projet. Il est également possible de poursuivre avec des  activités de création collective, comme des brainstorms ou des séances de dessin regroupant à la fois développeurs et designers. Il est important de créer des réseaux de communication internes associés à chaque projet, et d’autres, où le partage d’informations complémentaires est favorisé.

Chez Arcbees, nous avons des groupes de discussion dédiés à nos outils, tel que : Sketch, logiciel de création d’interfaces par excellence. Nos groupes de discussion permettent aux développeurs de poser leurs questions sur l’utilisation générale des outils. Cela permet également aux designers de partager les mises à jours, commentaires, méthodologies internes, etc. Un partage de l’information plus intelligent vous permettra d’améliorer votre alignement et ainsi votre efficacité de travail.

« Parler le même langage, c’est la base de la communication… » -Probablement quelqu’un d’autre avant moi

Développer un langage commun est également un point important pour permettre la communication. L’objectif n’est pas que chacun ait à parler les deux langues de manière parfaitement fluide, mais bien d’être sensible aux lois qui régissent ces différents langages. Cela permet de mettre en parallèle deux visions d’un même projet et d’ainsi en ouvrir les horizons. Il est vital pour un designer de comprendre comment sont conçues les interfaces qu’il imagine et quelles sont les répercussions technologiques des décisions qu’il peut prendre. Ce n’est toutefois pas son travail de connaître tous les langages en programmation et de savoir coder à la perfection. De la même façon, un développeur initié au langage visuel comprendra l’importance d’un Ui et d’un Ux rigoureux qui donne une crédibilité et une tangibilité au travail pour le client. Il sera ainsi en mesure de prendre des décisions plus éclairées lors de l’intégration.

L’application Zeplin, entre autres, permet de faire une partie du travail de traduction entre ces deux langages, en proposant un inspecteur de maquettes Sketch, spécialisé pour les développeurs. Il regroupe ainsi tous les éléments spécifiques au travail d’intégration en un seul endroit : marges, styles, codes de couleurs, css, export de code en svg et bien plus. Il peut s’avérer un outil de collaboration hors pair grâce à sa fonctionnalité de commentaires.

 

Plan organisationnel (entreprise)

« Rome ne s’est pas construite … en criant Lapin je ne boirai pas de ton eau » – Capitaine Charles Patenaude

Pour le succès de tout projet, il est important de définir les rôles et responsabilités de chacun. L’objectif est simple : s’assurer que tous les éléments de la planification initiale soient couverts. C’est un élément très important du concept d’interdépendance des équipes mentionné plus tôt.

Chez Arcbees, nous avons une structure horizontale. Tout le monde est au même niveau d’un point de vue hiérarchique. Nous avons tous et toutes des responsabilités et des habiletés différentes, mais nous sommes avant tout égaux. Notre culture favorise les échanges, la responsabilité de l’individu et la liberté. Cela a pour effet de diminuer les conflits lors d’un projet. Optez pour une culture qui favorise les échanges et impliquez chacun des niveaux de l’organisation dans les processus de décisions. Le sentiment d’avoir de l’impact sur son environnement joue un rôle majeur dans la motivation.

 

Plan de la gestion

Une répartition équitable des tâches au sein d’un projet permet de garder chacun des membres dans les meilleures dispositions psychologiques possibles et de limiter les conflits. Tâchez de garder un oeil sur la charge mentale de chacun et sur les possibilités d’entraide. Révisez sans cesse vos outils de collaboration et de coordination et assurez-vous que les processus soient connus de tous les membres de l’équipe.

En cas de conflits, l’objectif initial prime. Évaluez de façon rationnelle le pour et le contre des diverses options et optez pour celles qui apportent le plus (ou limitent au maximum les pertes) de valeur au produit.

« La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal! » – Ti-Guy La Lune, La guerre des tuques (1984)

II est important d’évaluer la qualité de la collaboration à travers la durée d’un projet. Pour ce faire, il est possible de réaliser des entrevues, individuellement ou en équipe, des évaluations par les pairs ainsi que de se fier aux conditions de succès rattachées à l’objectif commun.

 

En conclusion,

Chez Arcbees, nous sommes passés maîtres dans l’art de concevoir et de développer des solutions technologiques sur mesure pour nos clients. Notre motivation, créer les meilleurs produits, rien de moins! La collaboration est un élément clé de notre travail, car c’est avec l’expertise de chacune de nos abeilles que nous créons le miel de première qualité. Il existe de nombreuses façons de développer des réflexes de collaboration sains dans votre entreprise; la seule limite est votre créativité. La première étape est toutefois d’y porter une attention particulière.

Je vous invite à poursuivre la réflexion en rencontrant les développeurs et les designers de votre entreprise autour d’une seule et même table et de tendre l’oreille à leurs besoins. Je vous laisse sur un podcast très intéressant de Mustafa Kurtuldu, Design Advocate chez Google, qui vise à briser les stéréotypes sur la capacité de collaborer des designers et des développeurs. L’émission se nomme: Designer Vs Developer.

« Bonne semaine » – Claude J. Charron éditeur du magazine la semaine

L’humain peut-il être remplacé?

Bonjour, je me présente, BEETRON, une IA développée par Arcbees afin de vous informer sur l’univers de l’intelligence artificielle (IA). Cet article a été entièrement généré à partir de mon réseau de neurones et des nombreux échanges sur le domaine… NOT! Je m’excuse, mais nous ne sommes pas rendus tout à fait là! Par contre, nous sommes plus près de cette réalité que vous ne pourriez le penser. L’IA peut être particulièrement utile au genre humain, mais est-il vrai de dire qu’elle peut nous remplacer dans nos emplois? Nous subtiliser nos jobs?

Si l’IA est susceptible d’apporter des changements drastiques au coeur même de notre travail, doit-on pour autant craindre pour nos emplois? C’est ce que nous tenterons de démystifier dans cet article. Je vais aborder ce sujet d’un point de vue de gestionnaire de projet et de production, puisque, derrière ma barbe, c’est ce que je maitrise chez Arcbees. Cela dit, la réflexion que je propose peut s’étendre à de nombreux emplois plus ou moins connexes. Ah! Et en passant, je vous rassure, je ne suis pas un robot… je crois!

Ce qu’implique l’intelligence artificielle pour le marché du travail : ce qu’elle peut et ne peut pas faire

Tout d’abord, rappelons que de nombreux groupes de chercheurs et d’entreprises (Deepmind, Google, Facebook, ElementAI et même Arcbees) n’ont de cesse de vanter les mérites de l’intelligence artificielle et de profiter des avancés phénoménales de celle-ci pour augmenter la productivité humaine. Plusieurs de ces groupes clament entre autres que la technologie peut facilement remplacer l’être humain, voire le surpasser à bien des égards.

Ceci est partiellement vrai, même si vous pourriez être surpris des domaines intellectuels dans lesquels l’IA peut avoir un rôle à jouer : la médecine, la finance et même le secteur légal. Il s’agit en effet de domaines pour lesquels, règle générale, nous avons été habitués à faire confiance à des experts détenteurs d’une éducation de haut niveau. Or, des cas ont été répertoriées où certaines IA se sont avérées plus efficaces, par exemple, que des médecins dans le diagnostic médical. Des technologies telles que Watson par IBM,  notamment, sont en mesure de diagnostiquer 90% des cas de cancer, par comparaison à une moyenne de 50% pour les humains. Cette technologie peut même servir à préserver l’environnement, comme le font nos bons amis de Wikinet!

Pour le moment, les branches dans lesquelles l’IA parvient à atteindre le niveau de la performance humaine sont surtout celles qui sont axées sur des tâches précises. Par exemple, une IA peut être entraînée de façon à détecter les comportements suspects sur des caméras de sécurité, et ce, en quelques secondes seulement. Cependant, elle ne pourra se charger de l’appréhension du suspect, de son interrogatoire et de la formulation d’un jugement à savoir si l’acte posé est lié à un crime. L’intervention humaine à ce niveau demeure encore nécessaire. L’IA doit en effet, à l’heure actuelle, être construite et entraînée de manière à maîtriser une fonction bien spécifique. Ainsi, elle pourra nous permettre d’automatiser, de détecter ou de prédire une tâche ou une information précise. Vous souhaitez qu’une IA vous recommande des films? Elle pourra être créée de sorte à optimiser les recommandations. Vous préférez qu’elle vous suggère un bon livre, qui vous plaira à coup sûr? Il faut alors l’entraîner selon d’autres paramètres. Et si ce que vous souhaitez, c’est qu’elle reconnaisse les visages, vous devrez recourir à d’autres méthodes pour construire cette nouvelle forme d’intelligence. Bref, derrière chacune des tâches que l’IA accomplit se trouvent des données et un modèle mathématique unique et pensés en fonction de son objectif. Il est donc impossible pour  l’IA d’adapter son modèle à d’autres tâches, du moins, pas sans l’intervention d’un développeur!

Mais encore plus précisément, qu’est-ce l’IA ne peut pas faire et pourquoi? Peut-être cette question donnera-t-elle lieu à un autre article. En attendant, voici une petite vidéo qui, je l’espère, pourra vous instruire : Une perspective sur l’intelligence artificielle par DARPA.

Malgré les limitations évoquées dans la vidéo, il ne faudrait pas croire que ces êtres virtuels ne sont pas capables de créer et de communiquer. N’ayez crainte cependant, le robot omniscient apte à renverser l’humanité et à dominer la planète est encore très loin!

Qu’en est-il pour la gestion de projet?

Il faut mentionner d’emblée que même en ne tenant pas compte de l’IA, la gestion de projet a subi dans les dernières années plusieurs altérations imputables aux nouvelles méthodologies  Agile, plus particulièrement la méthodologie Scrum. Le rôle du chargé de projet est ainsi en pleine évolution et ses responsabilités vont en s’accroissant, qu’il suffise de penser à l’organisation serrée d’échéanciers et de budgets, à la planification des projet, à l’analyse des risques à la coordination d’équipes ou aux rapports à fournir aux clients et aux gestionnaires… Considérant l’importance et l’intensification des responsabilités liées à la gestion de projet, il peut être très utile de se trouver des outils et des alliés tels que l’IA.

La gestion de projet peut ainsi être profondément restructurée par l’IA. En effet, l’IA a le potentiel de prendre en charge de nombreuses tâches du quotidien d’un gestionnaire de projet : bâtir des échéanciers, prioriser les tâches, analyser les risques, calculer les indicateurs de performance, optimiser le calendrier de production et même estimer des portions de projets d’envergure. Il est désormais possible d’automatiser bon nombre de tâches répétitives. Les avancées de l’IA peuvent permettre aux gestionnaires de lever enfin la tête de leur écran, pour exercer leurs talents de leaders sans sacrifier la qualité de leur travail.

Même si les avancées technologiques augmentent les possibilités et que la gestion de projet est devenue indissociable du développement logiciel, il demeure nécessaire d’avoir des gens qui sont dédiés à comprendre les besoins, à prioriser les tâches et à s’assurer que les efforts sont investis aux endroits qui créent le plus de valeur aux yeux d’une entreprise cliente.

… et pour le reste des métiers, quelle métamorphose?

Au même titre que l’électricité, l’ordinateur ou l’internet, l’intelligence artificielle fait partie de ces innovations de grande envergure qui perturbent inévitablement le marché du travail. Dans bien des cas, les emplois sont appelés à être métamorphosés par une automatisation qui a pour effet de distribuer une partie de la tâche vers d’autres fonctions ou vers le client.  Avec le temps, les nouvelles technologies ont changé en profondeur le marché du travail. Pensons, à titre d’exemple, à la caisse automatisée qui tend à remplacer les caissiers d’épicerie ou aux pompistes qui sont devenus obsolètes. Bien évidemment, ces emplois existent toujours à certains endroits et ne disparaîtront pas avant longtemps, mais je tiens à vous rappeler que plusieurs entreprises sont encore dépendantes de leurs fax…

De nos jours, l’automatisation touche presque tous les domaines, du transport à la santé. L’endroit où elle apparaît la plus évidente est sans doute le secteur manufacturier qui se robotise de plus en plus. Certains postes pourront ainsi éventuellement être en partie ou entièrement remplacés. À plus ou moins long terme, l’automatisation affectera l’ensemble des professions! Par exemple, un actuaire sera amené à établir surtout des stratégies financières et à superviser des méthodes d’IA assistée plutôt qu’à se pencher sur des calculs. Nous pouvons aussi citer Amazon Go qui donne maintenant la responsabilité de la transaction au consommateur. Dans les situations où l’ensemble du travail consiste en une tâche répétitive et spécifique, il est possible que l’on assiste à la disparition d’emplois.

En résumé

Ma vision est celle-ci : il est clair que de nombreux métiers seront amenés à changer très bientôt, mais l’humain sera plus que jamais au coeur de la gestion. Il faut s’y attendre, avec l’arrivée de l’IA, plusieurs éléments de la gestion de projet pourront être entièrement automatisés : priorisation des taĉhes, calcul des métriques, capacité de production, estimation des projets, etc. Actuellement, ces tâches peuvent toutes être réalisées ou assistées grâce à une IA, sous forme d’outils tels que Stratejos ou Memo. L’IA et l’humain peuvent dès à présent travailler ensemble. Toutefois, la créativité, l’empathie, la prise de risque et l’instinct sont et resteront des habiletés indispensables pour connecter avec les autres et pour réaliser des projets. Si l’IA peut apprendre, il lui manquera toujours quelque chose : l’humanité. Or, grâce à son aide, les gestionnaires pourront être bien plus efficaces et surtout, mieux centrés vers les besoins humains comme la collaboration et la résolution de conflits. Les assistants virtuels permettent d’automatiser des tâches ennuyantes et coûteuses en temps afin de permettre aux décideurs de se concentrer sur des enjeux de plus grande importance et complexité. Ils permettent également d’assister la prise de décision en fournissant des analyses/données au bon moment, selon le contexte pertinent. Cela se traduit par une plus grande efficience des ressources humaines et une réduction des erreurs de l’humain.

Pour réussir à bien intégrer l’AI dans notre quotidien professionnel, il est essentiel de réduire au maximum la résistance au changement et d’arrêter d’avoir peur de voir nos habitudes changer. Il faut voir ces avancés comme des outils pour nous aider à mieux travailler, mais aussi être capable de respirer de temps en temps.

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous, nous aimerions avoir votre avis sur le sujet! À quel niveau l’intelligence artificielle peut-elle affecter votre rôle professionnel ou transformer votre emploi?

Aidez votre entreprise à se démarquer grâce aux arbres décisionnels

It is in your moments of decision that your destiny is shaped.” – Tony Robbins

Partie 1 – Pourquoi vouloir inclure des arbres de décision dans votre solution d’affaires?

Les arbres de décision consistent en une représentation graphique d’un parcours décisionnel. Ils illustrent les solutions potentielles ainsi que les critères de sélection lors d’une prise de décision.

Il s’agit d’un outil utilisé dans la majorité des domaines qui impliquent une prise de décision. En guise d’exemples de questions auxquelles pourrait permettre de répondre un arbre de décision, on peut penser à : quel est le traitement qu’un médecin devrait choisir pour son patient? Quel client devrait être sollicité par un courtier en assurance? Quel type de lancement de produit devrait privilégier un décideur d’entreprise?

En tant qu’être humain, l’une des plus grandes limitations à la prise de décision réside dans le fait qu’il est difficile de choisir au-delà des alternatives connues. Les arbres de décision contribuent ainsi à formaliser le processus de brainstorming et permettent d’identifier une multitude de solutions possibles en se basant sur une grande quantité de données déjà recueillies. La décision qui émerge naturellement n’est pas toujours la meilleure; s’appuyer sur des données et des faits vérifiables est parfois plus profitable que de suivre son instinct.

Pourquoi se tourner vers un arbre décisionnel?

Pourquoi gagneriez-vous à en apprendre davantage sur les arbres de décision? Pour optimiser votre temps et maximiser votre rendement! Lorsqu’un assistant virtuel utilise un arbre décisionnel, il est possible d’automatiser une portion de la réflexion au moment de prendre une décision. À l’ère numérique d’aujourd’hui, ce type de solution est de plus en plus adopté et permet aux gestionnaires de se concentrer sur des tâches à plus grande valeur et de réduire les possibilités d’erreurs. Faire le choix d’un logiciel muni d’un arbre décisionnel s’avère ainsi un élément différenciateur pour une entreprise qui lui permet de se démarquer de la compétition, en aidant, par exemple, les gestionnaires optimiser leurs opérations ou à augmenter leurs ventes.

Poursuivons!

Maintenant que vous êtes convaincus de la nécessité d’en apprendre davantage sur les arbres de décision, voici un résumé de ce qu’il faut savoir :

Un arbre de décision est en mesure de se construire par lui même lorsqu’on lui fournit un ensemble d’entrainement. Dans le domaine de l’apprentissage automatique, l’arbre décisionnel appartient donc à la catégorie de l’apprentissage supervisé. Chaque entrée que contient l’ensemble d’entrainement comprend une liste de caractéristiques et fournit également la valeur réponse que l’on cherche à prédire. C’est cette combinaison de caractéristiques / réponse qui sera utilisée pour construire l’arbre. Concrètement :

Caractéristiques                                                                                 Réponse
Nom                 Statut     Âge    Nb d’enfants   Salaire brut    A accepté notre assurance vie
M. Tremblay    Married   58       5                         55 000              Yes

On peut de cette façon maximiser le taux de réponses positives en concentrant ses efforts sur les clients qui sont le plus susceptibles d’accepter telle ou telle option, et par le fait même, optimiser son temps et augmenter ses revenus. Puisqu’un arbre est aussi précis que les données sur lesquelles il s’appuie, il est crucial que votre ensemble soit le plus juste possible.

Types d’arbres de décision

Un arbre de décision peut se déployer sous plusieurs formes en fonction des critères qui lui seront attribués. En pratique, deux grands types d’arbres se distinguent.

  • Classification : L’arbre sert à prédire la classe à laquelle appartient la donnée. La variable réponse est qualitative. Ex : Oui / Non, Acheter / Vendre / Conserver
  • Régression : L’arbre sert à prédire une certaine valeur qu’aura la donnée. La variable réponse est quantitative. Ex : 1, 10, 50 … 

Comment interpréter l’arbre de décision?

Un arbre de décision peut tout simplement être considéré comme présentant les chemins possibles d’une décision. Chaque chemin possible de l’arbre, partant du nœud initial aux feuilles, peut être envisagé comme une règle de décision.

Arbre de décision

Voici les différentes parties de l’arbre:

  • Noeuds (rectangle) : La condition à laquelle une décision est confrontée. Il s’agit des variables indépendantes.
  • Branches (flèche) : Les décisions prises à chacun des nœuds de l’arbre.
  • Feuilles (ellipse) : La variable réponse que l’on cherche à prédire. C’est la décision définitive fournie par l’arbre.

Dans l’exemple ci-haut, considérant un client marié, de 58 ans et qui a plus de deux enfants, il serait justifié de le contacter afin de lui offrir une nouvelle assurance vie.

Avantages et désavantages

Avantages

    • Simplicité : Très visuel et facile à interpréter. Offre davantage de visibilité et plus intuitif qu’un réseau de neurones, par exemple.
    • Réalisme : Imite la manière dont les humains procèdent à une prise de décision. Donne un algorithme précis que n’importe qui peut suivre.
    • Préparation rapide : Très peu de préparation et de nettoyage de la banque de données à effectuer (pas de standardisation nécessaire, de traitement de données manquantes ou de création de variables muettes). De plus, aucune hypothèse n’est nécessaire pour créer l’arbre.
    • Polyvalence : Le modèle tient compte à la fois de variables quantitatives et qualitatives.

Désavantages

    • Instabilité : Un léger changement dans les données peut causer un changement dans l’entrainement de l’arbre et une répercussion de ce changement sur la prédiction. Le fait d’avoir l’arbre le plus récent possible assure que celui-ci représente bien l’entièreté des données.
    • Statisme : Un arbre de décision n’est pas autonome s’il est laissé à lui-même (en raison principalement de son instabilité). Il doit être entretenu régulièrement, particulièrement dans les domaines changeants. Certain outils permettent toutefois l’automatisation du processus et donc, la facilitation et l’accélération de la construction d’un arbre.
    • Précision : La méthode n’est pas aussi précise sur le plan de l’efficacité de la prédiction que d’autres méthodes d’apprentissage. Il est aisé d’augmenter l’efficacité de la prédiction grâce à une forêt aléatoire d’arbres de décision.
    • Surapprentissage : L’arbre n’est pas à l’abri de la complexité et a tendance à être surentrainé, ce qui peut faire en sorte que l’arbre ne généralise pas au-delà des données d’entrainement. La meilleure manière de pallier le surapprentissage est de faire l’élagage de l’arbre.

Arbre de décision en entreprise

Un arbre décisionnel peut être adjoint à pratiquement toutes les solutions d’affaires. Que ce soit dans votre CRM, votre logiciel de transport et logistique ou encore dans votre système financier, un arbre de décision trouvera sa place et permettra avec certitude d’améliorer et de standardiser votre processus de prise de décision. Par le fait même, votre entreprise se démarquera des autres par ses performances et son efficacité.

Pour en retirer le maximum de bénéfices, il est essentiel que cet arbre de décision soit vivant et bien construit. Soyez assuré qu’Arcbees est en mesure de vous donner les meilleurs conseils et de prendre en charge vos besoins d’affaires en vous permettant de dépasser vos propres objectifs.

N’hésitez pas à nous contacter directement par courriel ou en laissant un commentaire ci-dessous. C’est avec grand plaisir que nous en discuterons avec vous. Notre prochain article vous guidera au travers de chacune des étapes pour passer d’un ensemble de données à un arbre fonctionnel. N’oubliez pas de suivre le blogue d’Arcbees pour ne rien manquer !

 

Quelles problématiques d’affaires l’intelligence artificielle peut-elle résoudre?

Dans son introduction de l’article « L’IA pourrait-elle résoudre les plus graves problèmes mondiaux? », publié dans le MIT Technology Review, Will Knight mentionne la « richesse des opportunités prometteuses pour les applications d’IA » et réitère sur l’importance de l’utilisation de l’IA pour créer un monde meilleur. Heureusement, les dirigeants de grandes entreprises, comme Eric Schmidt, le président du conseil d’Alphabet, croient que l’IA pourrait nous aider à contrer les enjeux socio-économiques mondiaux.

L’IA peut-elle nous aider à faire face aux problèmes quotidiens vécus au sein de nos différentes fonctions d’entreprise?

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Bâtir des environnements d’intelligence artificielle éthiquement responsables

Peut-être avez-vous déjà remarqué les sollicitations pour la « démocratisation de l’intelligence artificielle (IA) ». De manière générale, la démocratie a une bonne réputation, mais que cela signifie-t-il dans le contexte de la technologie et de l’intelligence artificielle et quels sont les dangers de cette alternative? M. Andrew Ng, scientifique en chef de recherche chez Baidu, considère l’IA comme étant « la nouvelle électricité ». Pensez-y un peu, et vous comprendrez ce qu’il veut dire. En ce moment, les outils de l’IA (et de l’apprentissage automatique ainsi que l’apprentissage en profondeur [deep learning]) sont majoritairement utilisés par les chercheurs, les industries, les grandes entreprises, les institutions scolaires et les laboratoires. L’IA présente différents avantages distincts pour les entreprises qui ont accès à son incorporation dans leurs systèmes ou leurs produits. Cela améliore tout, de l’efficacité logistique à l’expérience utilisateur positive et tout ce qui se trouve à mi-chemin. Les personnes n’ayant pas accès ou étant incapables d’incorporer l’IA ou l’apprentissage automatique sont donc désavantagées. La démocratisation de l’IA signifie simplement de rendre accessible à tous les avantages de cette technologie. Cet aspect est donc crucial pour le développement éthique de la technologie.

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Comment les entreprises influentes comme Google utilisent l’intelligence artificielle et que pouvons-nous en retirer

L’intelligence artificielle (IA) est un terme très tendance actuellement et les entreprises de toutes tailles et formes essaient de trouver une façon d’exploiter cette technologie pour leurs propres besoins. Captivante et futuriste, l’intelligence artificielle est, en effet, un outil incontournable pour suralimenter une entreprise, rehausser ses processus d’affaires et améliorer la qualité de l’expérience utilisateur. L’adoption et la démocratisation de l’IA par les géants de l’industrie (Google, Microsoft, Amazon, IBM, etc.) est un facteur de changement important pour toute entreprise technologique. Heureusement, l’informatique en nuage (cloud computing) et les API d’apprentissage automatique à données libres comblent le fossé de l’écart technique que peuvent vivre les petites entreprises et leur permettent de tirer avantage des possibilités qu’offre l’IA. Plus que jamais, il est temps pour les petites entreprises de plonger et commencer leur expérimentation. Le vrai défi, toutefois, est de savoir comment bien utiliser ces nouvelles ressources. Une fois de plus, les entreprises peuvent s’inspirer des grandes entreprises comme Google pour développer leurs idées. Voici ce qui est pertinent de savoir.

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Arcbees fait l’acquisition de Chalifour Solutions Numériques

COMMUNIQUÉ

Québec, le 3 octobre 2017–  Arcbees, entreprise technologique de premier plan en intelligence artificielle, annonce l’acquisition stratégique de Chalifour Solutions Numériques. Cette transaction permettra d’élargir les champs d’expertise de la société, de concentrer les efforts communs de développement et de renforcer son positionnement sur le marché des solutions d’affaires intelligentes. 

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Dérapages de l’IA : trois exemples décortiqués

En un peu plus d’une décennie, l’intelligence artificielle (IA) a évolué de façon fulgurante. Chaque jour, de nouveaux progrès en matière d’IA défraient la chronique. En fait, cette évolution s’accélère :

  • 2004 La DARPA organise une course de voitures autonomes nommée Grand Challenge. La technologie mise au point par les participants permettra à Google de concevoir une voiture autonome et de modifier les lois existantes en matière de transport. 
  • 2005 Le robot humanoïde ASIMO de Honda marche aussi vite qu’un humain et est capable de servir les commandes des clients dans un restaurant. Aujourd’hui, des robots militaires fonctionnent selon la même technologie.
  • 2007 Des ordinateurs ont appris à jouer une partie parfaite d’échecs, ouvrant la porte à des algorithmes capables d’effectuer des recherches dans de vastes bases de données.
  • 2011 Le programme Watson d’IBM remporte la victoire à Jeopardy! contre des champions humains. Il apprend actuellement à prodiguer des conseils médicaux à des médecins et maîtrise n’importe quel domaine de connaissance.
  • 2012 Google lance Knowledge Graph, une base de connaissance fondée sur la recherche sémantique qui représente probablement le premier pas vers la véritable intelligence artificielle.
  • 2013 Facebook lance Graph Search, un moteur de recherche sémantique doté d’une connaissance intime des utilisateurs de Facebook, qui fait qu’il nous est pratiquement impossible de cacher quoi que ce soit aux algorithmes intelligents.
  • 2013 La Maison-Blanche accorde un financement de trois milliards de dollars US au projet BRAIN, axé sur la rétro-ingénierie du cerveau humain, dans la foulée d’un projet semblable mené en Europe au coût d’un milliard d’euros.
  • 2014 Un agent conversationnel convainc 33 % des juges qu’il est un être humain, passant avec succès une version réduite du test de Turing.
  • 2015 Un logiciel général apprend à surpasser des joueurs humains à des dizaines de jeux vidéo Atari.
  • 2016 Le champion mondial du jeu de Go est vaincu par AlphaGo, un programme informatique doté de réseaux de neurones profonds.

Source : Artificial Intelligence Safety and Cybersecurity: A Timeline of AI Failures, https://arxiv.org/pdf/1610.07997.pdf (article en anglais)

Toutefois, peu d’information est communiquée sur les dérapages de l’IA, et encore moins sur les raisons qui les expliquent.

L’échec est la clé du succès

L’échec est au cœur du progrès humain. Par exemple, le four à micro-ondes a été inventé par pur hasard lors d’essais visant à mettre au point un système de radar pour l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale. Percy Spencer a trouvé une barre de chocolat fondue dans sa poche tandis qu’il menait des travaux sur les magnétrons pour la société Raytheon, important fournisseur du secteur de la défense aux États-Unis.

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L’IA et les données, des inséparables!

Dans cet article, j’aborderai l’importance des données et de leur analyse pour concevoir une intelligence artificielle (IA) efficace et performante. Mais, tout d’abord, mettons-nous en contexte.

Un problème typique à résoudre pour une entreprise consiste à anticiper les besoins de ses clients. Prenons par exemple un assureur qui veut savoir quelles couvertures d’assurance seraient les plus avantageuses pour son client, en fonction de ses besoins. Plusieurs facteurs peuvent influencer le client dans le choix d’une assurance (mais aussi dans le choix d’un assureur!) : son âge, ses études, sa santé, sa situation financière actuelle et future, ses dettes, ses objectifs à court et à long terme, et j’en passe! Considérant qu’un assureur peut avoir un large éventail de clients, il peut devenir difficile pour lui de garder en tête tous ces paramètres spécifiques à chaque client. Dans ce genre de situation, une IA pourrait être conçue. Assistant l’assureur, elle pourrait rapidement cibler le type des clients et suggérer l’assurance qui leur convient le mieux.

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Guide de survie pour travailler à distance en équipe

Comment la moitié de notre équipe a su travailler à distance pendant deux semaines tout en restant productive.


Le travail à distance ne nous est pas étranger.

En octobre dernier, passionné de randonnées en montagne, j’ai eu la chance de travailler à partir de Banff, en Alberta. (Vive les montagnes!)

Notre designer et maitre ultime du branding, Manon, a travaillé à distance pendant quatre mois l’année dernière. Elle a résumé son aventure dans cet article.

Cette année, nous avons décidé de pousser le concept encore plus loin. Huit d’entre nous ont posé pied à Puerto Rico pendant deux semaines, tout en réussissant à rester productifs et efficaces malgré les distractions et la chaleur. Voici le résumé de notre processus et de nos apprentissages en cours de route.

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