L’humain peut-il être remplacé?

Bonjour, je me présente, BEETRON, une IA développée par Arcbees afin de vous informer sur l’univers de l’intelligence artificielle (IA). Cet article a été entièrement généré à partir de mon réseau de neurones et des nombreux échanges sur le domaine… NOT! Je m’excuse, mais nous ne sommes pas rendus tout à fait là! Par contre, nous sommes plus près de cette réalité que vous ne pourriez le penser. L’IA peut être particulièrement utile au genre humain, mais est-il vrai de dire qu’elle peut nous remplacer dans nos emplois? Nous subtiliser nos jobs?

Si l’IA est susceptible d’apporter des changements drastiques au coeur même de notre travail, doit-on pour autant craindre pour nos emplois? C’est ce que nous tenterons de démystifier dans cet article. Je vais aborder ce sujet d’un point de vue de gestionnaire de projet et de production, puisque, derrière ma barbe, c’est ce que je maitrise chez Arcbees. Cela dit, la réflexion que je propose peut s’étendre à de nombreux emplois plus ou moins connexes. Ah! Et en passant, je vous rassure, je ne suis pas un robot… je crois!

Ce qu’implique l’intelligence artificielle pour le marché du travail : ce qu’elle peut et ne peut pas faire

Tout d’abord, rappelons que de nombreux groupes de chercheurs et d’entreprises (Deepmind, Google, Facebook, ElementAI et même Arcbees) n’ont de cesse de vanter les mérites de l’intelligence artificielle et de profiter des avancés phénoménales de celle-ci pour augmenter la productivité humaine. Plusieurs de ces groupes clament entre autres que la technologie peut facilement remplacer l’être humain, voire le surpasser à bien des égards.

Ceci est partiellement vrai, même si vous pourriez être surpris des domaines intellectuels dans lesquels l’IA peut avoir un rôle à jouer : la médecine, la finance et même le secteur légal. Il s’agit en effet de domaines pour lesquels, règle générale, nous avons été habitués à faire confiance à des experts détenteurs d’une éducation de haut niveau. Or, des cas ont été répertoriées où certaines IA se sont avérées plus efficaces, par exemple, que des médecins dans le diagnostic médical. Des technologies telles que Watson par IBM,  notamment, sont en mesure de diagnostiquer 90% des cas de cancer, par comparaison à une moyenne de 50% pour les humains. Cette technologie peut même servir à préserver l’environnement, comme le font nos bons amis de Wikinet!

Pour le moment, les branches dans lesquelles l’IA parvient à atteindre le niveau de la performance humaine sont surtout celles qui sont axées sur des tâches précises. Par exemple, une IA peut être entraînée de façon à détecter les comportements suspects sur des caméras de sécurité, et ce, en quelques secondes seulement. Cependant, elle ne pourra se charger de l’appréhension du suspect, de son interrogatoire et de la formulation d’un jugement à savoir si l’acte posé est lié à un crime. L’intervention humaine à ce niveau demeure encore nécessaire. L’IA doit en effet, à l’heure actuelle, être construite et entraînée de manière à maîtriser une fonction bien spécifique. Ainsi, elle pourra nous permettre d’automatiser, de détecter ou de prédire une tâche ou une information précise. Vous souhaitez qu’une IA vous recommande des films? Elle pourra être créée de sorte à optimiser les recommandations. Vous préférez qu’elle vous suggère un bon livre, qui vous plaira à coup sûr? Il faut alors l’entraîner selon d’autres paramètres. Et si ce que vous souhaitez, c’est qu’elle reconnaisse les visages, vous devrez recourir à d’autres méthodes pour construire cette nouvelle forme d’intelligence. Bref, derrière chacune des tâches que l’IA accomplit se trouvent des données et un modèle mathématique unique et pensés en fonction de son objectif. Il est donc impossible pour  l’IA d’adapter son modèle à d’autres tâches, du moins, pas sans l’intervention d’un développeur!

Mais encore plus précisément, qu’est-ce l’IA ne peut pas faire et pourquoi? Peut-être cette question donnera-t-elle lieu à un autre article. En attendant, voici une petite vidéo qui, je l’espère, pourra vous instruire : Une perspective sur l’intelligence artificielle par DARPA.

Malgré les limitations évoquées dans la vidéo, il ne faudrait pas croire que ces êtres virtuels ne sont pas capables de créer et de communiquer. N’ayez crainte cependant, le robot omniscient apte à renverser l’humanité et à dominer la planète est encore très loin!

Qu’en est-il pour la gestion de projet?

Il faut mentionner d’emblée que même en ne tenant pas compte de l’IA, la gestion de projet a subi dans les dernières années plusieurs altérations imputables aux nouvelles méthodologies  Agile, plus particulièrement la méthodologie Scrum. Le rôle du chargé de projet est ainsi en pleine évolution et ses responsabilités vont en s’accroissant, qu’il suffise de penser à l’organisation serrée d’échéanciers et de budgets, à la planification des projet, à l’analyse des risques à la coordination d’équipes ou aux rapports à fournir aux clients et aux gestionnaires… Considérant l’importance et l’intensification des responsabilités liées à la gestion de projet, il peut être très utile de se trouver des outils et des alliés tels que l’IA.

La gestion de projet peut ainsi être profondément restructurée par l’IA. En effet, l’IA a le potentiel de prendre en charge de nombreuses tâches du quotidien d’un gestionnaire de projet : bâtir des échéanciers, prioriser les tâches, analyser les risques, calculer les indicateurs de performance, optimiser le calendrier de production et même estimer des portions de projets d’envergure. Il est désormais possible d’automatiser bon nombre de tâches répétitives. Les avancées de l’IA peuvent permettre aux gestionnaires de lever enfin la tête de leur écran, pour exercer leurs talents de leaders sans sacrifier la qualité de leur travail.

Même si les avancées technologiques augmentent les possibilités et que la gestion de projet est devenue indissociable du développement logiciel, il demeure nécessaire d’avoir des gens qui sont dédiés à comprendre les besoins, à prioriser les tâches et à s’assurer que les efforts sont investis aux endroits qui créent le plus de valeur aux yeux d’une entreprise cliente.

… et pour le reste des métiers, quelle métamorphose?

Au même titre que l’électricité, l’ordinateur ou l’internet, l’intelligence artificielle fait partie de ces innovations de grande envergure qui perturbent inévitablement le marché du travail. Dans bien des cas, les emplois sont appelés à être métamorphosés par une automatisation qui a pour effet de distribuer une partie de la tâche vers d’autres fonctions ou vers le client.  Avec le temps, les nouvelles technologies ont changé en profondeur le marché du travail. Pensons, à titre d’exemple, à la caisse automatisée qui tend à remplacer les caissiers d’épicerie ou aux pompistes qui sont devenus obsolètes. Bien évidemment, ces emplois existent toujours à certains endroits et ne disparaîtront pas avant longtemps, mais je tiens à vous rappeler que plusieurs entreprises sont encore dépendantes de leurs fax…

De nos jours, l’automatisation touche presque tous les domaines, du transport à la santé. L’endroit où elle apparaît la plus évidente est sans doute le secteur manufacturier qui se robotise de plus en plus. Certains postes pourront ainsi éventuellement être en partie ou entièrement remplacés. À plus ou moins long terme, l’automatisation affectera l’ensemble des professions! Par exemple, un actuaire sera amené à établir surtout des stratégies financières et à superviser des méthodes d’IA assistée plutôt qu’à se pencher sur des calculs. Nous pouvons aussi citer Amazon Go qui donne maintenant la responsabilité de la transaction au consommateur. Dans les situations où l’ensemble du travail consiste en une tâche répétitive et spécifique, il est possible que l’on assiste à la disparition d’emplois.

En résumé

Ma vision est celle-ci : il est clair que de nombreux métiers seront amenés à changer très bientôt, mais l’humain sera plus que jamais au coeur de la gestion. Il faut s’y attendre, avec l’arrivée de l’IA, plusieurs éléments de la gestion de projet pourront être entièrement automatisés : priorisation des taĉhes, calcul des métriques, capacité de production, estimation des projets, etc. Actuellement, ces tâches peuvent toutes être réalisées ou assistées grâce à une IA, sous forme d’outils tels que Stratejos ou Memo. L’IA et l’humain peuvent dès à présent travailler ensemble. Toutefois, la créativité, l’empathie, la prise de risque et l’instinct sont et resteront des habiletés indispensables pour connecter avec les autres et pour réaliser des projets. Si l’IA peut apprendre, il lui manquera toujours quelque chose : l’humanité. Or, grâce à son aide, les gestionnaires pourront être bien plus efficaces et surtout, mieux centrés vers les besoins humains comme la collaboration et la résolution de conflits. Les assistants virtuels permettent d’automatiser des tâches ennuyantes et coûteuses en temps afin de permettre aux décideurs de se concentrer sur des enjeux de plus grande importance et complexité. Ils permettent également d’assister la prise de décision en fournissant des analyses/données au bon moment, selon le contexte pertinent. Cela se traduit par une plus grande efficience des ressources humaines et une réduction des erreurs de l’humain.

Pour réussir à bien intégrer l’AI dans notre quotidien professionnel, il est essentiel de réduire au maximum la résistance au changement et d’arrêter d’avoir peur de voir nos habitudes changer. Il faut voir ces avancés comme des outils pour nous aider à mieux travailler, mais aussi être capable de respirer de temps en temps.

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous, nous aimerions avoir votre avis sur le sujet! À quel niveau l’intelligence artificielle peut-elle affecter votre rôle professionnel ou transformer votre emploi?